Retraites-France : Accusations mutuelles de “déni de démocratie” et bref incident à l’Assemblée

Marwa Mourad Samedi 29 Février 2020-16:57:52 Actualités Internationales
L’Assemblée nationale française, le 25 février 2020
L’Assemblée nationale française, le 25 février 2020

Le débat sur les retraites s’est poursuivi jeudi sur le même ton à l’Assemblée nationale avec des accusations mutuelles “d’obstruction” et de “déni de démocratie” et un bref incident entre une députée LREM et le président de séance Marc Le Fur (LR), a rapporté l’AFP.

En ce onzième jour, les députés ont voté les articles trois à cinq, sur l’application du “système universel de retraites” aux salariés, travailleurs indépendants et encore exploitants agricoles.

Ils ont entamé dans la soirée l’article 6 (sur 65) portant sur les fonctionnaires, magistrats et militaires, avec des débats enflammés sur la situation des enseignants en particulier.

Chaque camp s’est renvoyé la responsabilité du “blocage”, alors qu’il restait quelque 31.000 amendements au compteur.

“Nous sommes taxés d’obstruction, ça s’appelle la démocratie, que ça dure le plus longtemps possible”, a réclamé le socialiste Hervé Saulignac, alors que le président de séance Marc Le Fur (LR) avait mentionné plus tôt un “rythme de plus de 100 amendements à l’heure”, que plusieurs membres de l’opposition ont souligné.

“Notre rôle n’est pas de battre un record en se disant +super on fait du 150 amendements à l’heure+”, a répondu le député LREM Jean-René Cazeneuve, avant de dénoncer les “30.000 amendements dilatoires qui ne servent à rien” des Insoumis et des communistes.

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